Guide · Temps de travail

Timbreuse, badgeuse, pointeuse : quelle différence, et laquelle la loi exige-t-elle ?

Aucune différence de fond : timbreuse (le mot romand), badgeuse (l'appareil à badge) et pointeuse (le mot français) désignent le même geste — enregistrer l'heure d'arrivée et de départ d'un employé. La loi suisse n'exige aucun de ces appareils : elle exige un registre du temps de travail (art. 46 LTr, art. 73 OLT 1) contenant la durée par jour et par semaine, les pauses d'une demi-heure et plus, les repos, conservé cinq ans. Ce qui distingue les solutions, c'est le coût d'entrée, la qualité de la preuve (horodatage, corrections tracées) et la conservation — pas le nom.

Par
Julien Beney, fondateur de Planifi
Mis à jour le

Trois mots pour le même geste

La timbreuse vient de la Suisse romande, où l'on « timbre » ses heures comme on timbrait une carte ; la badgeuse désigne l'appareil mural à badge RFID apparu dans les années 1990 ; la pointeuse est le mot de France. Les fournisseurs ajoutent « borne », « kiosque », « application de pointage ». Tous font la même chose : produire une paire arrivée / départ horodatée par personne et par jour. La question utile n'est pas « quel mot », c'est « quelle preuve, à quel prix, conservée comment ».

Que demande la loi, exactement ?

L'art. 73 OLT 1 demande que le registre permette de connaître, pour chaque travailleur, la durée quotidienne et hebdomadaire du travail avec ses coordonnées temporelles (à quelle heure), les pauses d'une demi-heure et plus, les jours de repos et les repos compensatoires, conservés cinq ans. Il ne dit rien du support. Un cahier bien tenu est légal ; il est seulement difficile à additionner, à prouver et à retrouver cinq ans plus tard. Le détail de l'obligation →

Quel dispositif pour quelle PME ?

DispositifCoût d'entréeCe qui prouve le pointageCorrectionsConservationPour qui
Cahier ou feuille0 CHFl'écriture de l'employé, sans heure certaineà la gommedes cahiers à garder cinq ansdépannage, jamais plus de quelques semaines
Tableur0 CHFaucune : fichier modifiable sans traceinvisiblesdes fichiers à retrouverune personne seule qui note ses propres heures
Badgeuse muralematériel + licence, badges à remplacerle badge présenté (prêtable)selon le logicielselon le logiciel, souvent localun site unique, une entrée
Empreinte ou visagematériel + licencela personne elle-mêmeselon le logicieldonnées biométriques à protéger (nLPD)à éviter sans nécessité
Application avec GPSabonnement par utilisateurla position — une surveillance (art. 26 OLT 3)selon l'appcloudéquipes itinérantes ; question de proportionnalité
QR + téléphone0 CHF, une imprimantele code de l'affiche ou de la borne, vérifié par le serveurtracées (qui, quand, quoi)cloud, archive datéeplusieurs entrées, plusieurs sites, extras
Le critère qui compte devant un juge

Ce n'est ni la marque ni le nom : c'est de pouvoir montrer, pour un jour donné, à quelle heure la personne est arrivée et partie, si une correction a été faite et par qui, et que le fichier de 2023 est encore là. Un registre horodaté avec corrections tracées vaut plus qu'une badgeuse à 2 000 francs dont les données dorment sur un PC.

Le choix de Planifi : une affiche, un téléphone.

Planifi a choisi le QR : une affiche A4 imprimée par entrée (ou une borne sur écran) et le téléphone que chaque employé a déjà. Pas de matériel, pas de badge à distribuer, pas de données biométriques, pas de géolocalisation ; la preuve du timbrage est vérifiée par le serveur, chaque correction est tracée, et l'archive de conservation se télécharge en un clic. Le timbrage est gratuit sans limite d'employés ni de points de timbrage.

L'écran de timbrage de Planifi sur le téléphone d'une vendeuse après le scan de l'affiche « Cuisine » : « En service » depuis son arrivée, le temps du jour en grand et un seul bouton « Timbrer le départ »
Écran réel · Boulangerie Helvétia, données fictives

Questions fréquentes

La loi impose-t-elle une timbreuse ?

Non. Elle impose un registre du temps de travail (art. 46 LTr, art. 73 OLT 1) : durée par jour et par semaine, pauses d'une demi-heure et plus, repos, cinq ans de conservation. Le moyen — cahier, tableur, badge, téléphone — est libre.

Un employé peut-il refuser de timbrer ?

L'enregistrement est une obligation de l'employeur, que le travailleur doit rendre possible ; l'employeur ne peut pas y renoncer, sauf les cas des art. 73a et 73b OLT 1. Un refus persistant est un manquement au contrat.

La reconnaissance faciale ou l'empreinte sont-elles autorisées ?

Elles traitent des données biométriques, sensibles au sens de la nLPD : elles exigent une base légale ou un consentement libre — difficile à établir dans un rapport de subordination — et une proportionnalité. Un QR ou un badge atteint le même but sans données sensibles.

Et la géolocalisation ?

Suivre la position d'un employé est une surveillance de son comportement, interdite par l'art. 26 OLT 3 ; un pointage à l'arrivée sur un lieu ne l'exige pas. La preuve, c'est le QR ou le badge à l'entrée, pas le GPS.

Une autre question ? contact@planifi.ch répond.

Dernière vérification des textes : 6 septembre 2026. Une donnée périmée ? Écrivez-nous, on corrige.

La timbreuse, c'est leur téléphone.

Une affiche à l'entrée ce soir, et le registre du temps de travail se tient tout seul dès demain.

Sans carte · Prêt en 10 minutes
La page Points de timbrage de Planifi : trois affiches (Boutique, Cuisine, Entrée du personnel) à imprimer ou révoquer, et la borne sur écran
Écran réel · Boulangerie Helvétia, données fictives
Créer mon équipe gratuitement