Pourquoi compter en semaines change tout
Une semaine de vacances, c'est une semaine sans travailler — quel que soit le nombre de jours que l'on aurait travaillés. Le droit du travailleur à trois jours par semaine est de cinq semaines de ses journées. Compter en jours ouvrés (25) et proratiser au taux (× 60 % = 15) donne le bon résultat pour lui, mais le mauvais pour un 80 % sur cinq jours (× 80 % = 20 au lieu de 25). La seule formule juste part des jours travaillés.
| Contrat | Semaines de droit | Jours travaillés par semaine | Jours de vacances |
|---|---|---|---|
| 100 %, lundi à vendredi | 5 | 5 | 25 |
| 80 %, lundi à jeudi | 5 | 4 | 20 |
| 80 %, cinq matinées | 5 | 5 | 25 |
| 60 %, lundi, jeudi, samedi | 5 | 3 | 15 |
| 50 %, deux jours et demi (alternance) | 5 | 2,5 | 12,5 |
| 100 %, 4 semaines (contrat de base CO, plus de 20 ans) | 4 | 5 | 20 |
| Apprenti de 18 ans, 5 jours | 5 (jusqu'à 20 ans) | 5 | 25 |
Entrée ou sortie en cours d'année : le prorata
Le droit naît au prorata du temps passé sous contrat dans l'année civile. On multiplie le droit annuel par le nombre de jours civils sous contrat divisé par le nombre de jours de l'année (365 ou 366), puis on arrondit au demi-jour supérieur.
Ana, engagée le 1ᵉʳ avril 2026 à trois jours par semaine dans un commerce, cinq semaines de droit. Droit annuel plein : 5 × 3 = 15 jours. Jours sous contrat en 2026 : du 1ᵉʳ avril au 31 décembre, 275 jours. 15 × 275 ÷ 365 = 11,30 → 11,5 jours. Si elle passe à quatre jours par semaine le 1ᵉʳ septembre, l'année se découpe : 15 × 153 ÷ 365 = 6,29 (avril à août) + 20 × 122 ÷ 365 = 6,68 (septembre à décembre) = 12,97 → 13 jours.
Quand le droit est-il réduit (art. 329b) ?
Si le travailleur est empêché de travailler par sa faute pendant plus d'un mois complet dans l'année, l'employeur peut réduire les vacances d'un douzième par mois complet d'absence (al. 1). Si l'empêchement est sans faute (maladie, accident, obligation légale), la réduction d'un douzième s'applique par mois complet au-delà du premier (al. 2) ; en CCNT, au-delà du deuxième (art. 17). Le congé maternité ne réduit pas les vacances (al. 3). Le calcul se fait à la fin de l'année, sur les mois complets.
| Absence dans l'année | Régime CO (sans faute) | Régime CCNT |
|---|---|---|
| 1 mois complet de maladie | aucune réduction | aucune réduction |
| 3 mois complets de maladie | 2/12 du droit (le 1ᵉʳ mois ne compte pas) | 1/12 (les 2 premiers mois ne comptent pas) |
| Congé maternité de 14 semaines | aucune réduction | aucune réduction |
| Service militaire de 3 semaines | aucune réduction (moins d'un mois complet) | aucune |
Deux semaines d'affilée, et pas en argent
Au moins deux semaines de vacances doivent être consécutives dans l'année (art. 329c al. 1 CO ; art. 17 CCNT). Les vacances ne peuvent pas être remplacées par de l'argent pendant les rapports de travail (art. 329d al. 2) ; un solde ne se paie qu'à la sortie. Un employé à l'heure peut recevoir un supplément sur son salaire horaire — 8,33 % pour quatre semaines, 10,64 % pour cinq —, à condition que le contrat et la fiche de salaire le mentionnent expressément. Comment placer les vacances dans le planning →

Comment Planifi compte les vacances.
Planifi applique la même formule que ce guide, par segment de contrat : semaines de droit (celles de la loi selon l'âge, de la convention, ou une valeur plus favorable de votre politique) × jours travaillés × part de l'année sous contrat, arrondi au demi-jour supérieur. Un changement de jours travaillés en cours d'année découpe l'année en segments, chacun avec ses jours. Les demandes en attente sont déjà décomptées du solde ; une demande qui dépasserait le droit est refusée avec le motif exact. La réduction pour longue absence (art. 329b) n'est pas automatisée : elle se saisit à la main.